La métacognition et son rôle dans l’apprentissage

Lors d’un apprentissage, connaître le fonctionnement et les capacités de son cerveau et savoir en tirer profit est important pour être plus efficaces ! 
Pour cela, nous allons voir dans cet article ce qu’est la métacognition et quel rôle a-t-elle dans l’apprentissage.

Apprendre, réfléchir, métacognition

La métacognition, qu'est ce que c'est ?

La métacognition représente les réflexions, les connaissances que nous avons sur nos propres processus mentaux. Pour simplifier, c’est ce que l’on sait en matière de nos connaissances, de nos capacités mentales, nos réflexions, de notre capacité d’attention.
Cela nous permet de connaître notre autonomie lors de l’apprentissage. (Ce dont nous sommes capables, repérer mes erreurs, ce que je dois améliorer.)

Lorsque l’on parle de métacognition, on s’exprime généralement sur 2 aspects :

  • Le processus de monitoring : cela permet d’évaluer le contenu de notre activité mentale à un moment donné ;
  • Le processus de contrôle : Il permet de réguler le fonctionnement de son système cognitif. Cela permettra notamment de choisir une stratégie d’apprentissage en fonction de notre état.

Lors d’un apprentissage, un apprenant sera amené à utiliser différentes compétences métacognitives :

  1. Savoir observer ;
  2. Être attentif ;
  3. Gérer ses émotions ;
  4. Utiliser sa mémoire ;
  5. Savoir raisonner ;
  6. Savoir comprendre et donc apprendre.

L’objectif sera donc de savoir de quels outils il aura besoin pour obtenir le savoir qu’il recherche.

Son rôle dans l'apprentissage

Comme dit précédemment, la métacognition permettrait d’offrir plus d’autonomie et de régulation à l’apprenant. Il pourra en effet en connaître plus sur ses capacités, là où il doit s’améliorer, la méthode avec laquelle il assimile le mieux de nouvelles connaissances.
Il sera entre autres plus à même de gérer son temps de travail et ses pauses.

Aussi, en se basant sur la métacognition, on pourrait voir apparaître de nouvelles méthodes pédagogiques. Par exemple les formateurs qui pourraient mieux s’adapter aux difficultés de certains apprenants.

En résumé, en fonction de ses prédispositions naturelles, son caractère, ou autres. La méthode d’apprentissage ne sera pas la même.

Comment la développer ?

Lorsque l’on veut s’améliorer dans un domaine précis via la métacognition, le meilleur moyen est de travailler sur l’aspect du monitoring métacognitif. On peut faire cela en utilisant l’auto-questionnement et en testant notre compréhension, mais aussi en explicitant ce que l’on fait.
Il s’agit donc d’essayer de prendre conscience de ce que l’on fait pour ajuster au mieux nos comportements et nos stratégies. 

Il est aussi possible de travailler sur l’ensemble global de la métacognition. Dans ces cas-là, on cherche à travailler son attention de manière globale. Pour cela, il existe différentes méthodes comme la méditation de pleine conscience, voire même des techniques plus simples comme le training autogène.
Ces pratiques ont en commun le fait d’observer les contenus de la conscience et de modifier l’attention portée. Cela a alors pour conséquence de modifier les expériences et les connaissances métacognitives.

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