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L'adaptative Learning

La méthode Philips 6/6

Le brainwriting

Le brainwriting
Le brainwriting

Le Brainwriting est une variante du Brainstorming. Il facilite les processus d’innovation et stimulant la créativité. La méthode 635 (6 personnes – 3 idées – 5 minutes) a été développée par Bernd Rohrbach, qui l’a présentée pour la première vois en 1968 dans le magazine allemand Absatzwrischaft. 


Le brainwriting
Le brainwriting

Qu’est ce que le Brainwriting ?

Le brainwriting 6-3-5 est un atelier collaboratif créatif qui encourage chacun à participer et qui génère un grand nombre d'idées dans un court laps de temps.
Le principe : 6 participants proposent 3 idées en 5 minutes.
Puis ensuite, chacun passe ses idées à son voisin pour amélioration.
En partageant des idées sans parler, il permet à chaque participant de produire de meilleures idées sur l'ensemble du sujet.
Contrairement au brainstorming, le brainwriting est une séance de réflexion silencieuse où les idées sont écrites et non dictées par les participants. Ainsi cet outil est plus propice à la réflexion personnelle. Le brainwriting conserve certains avantages du brainstorming dans la mesure où le rebond sur les idées est réalisé par l'échange des idées.

Comment mettre en place le brainwriting ?

·        Distribuez un template avec 1 stylo à chaque participant.
·        Rappelez la problématique à solutionner, puis le déroulement de l’atelier.
·        Chaque participant a 5 minutes pour noter 3 idées sur le template, puis passe sa feuille à son voisin.
·        Celui-ci peut lire les idées déjà inscrites, puis doit écrire 3 nouvelles idées (qui peuvent s’inspirer de ce qu’il a déjà lu) en 5 minutes toujours.
·        Et ainsi de suite jusqu’à ce que tous les participants aient complété les 6 feuilles.
·        Une fois les 30 minutes écoulées, un rapporteur énonce les idées proposées.
·        Vous pouvez ensuite proposer un vote pour que le groupe converge et sélectionne les idées qu’il souhaite garder.
 

Le brainwriting en pratique

Privilégiez la quantité à la qualité

Le brainstorming change de forme, mais l’idée reste la même. Il ne s’agit pas de se creuser la cervelle et de réaliser un véritable travail en amont pour proposer des idées déjà abouties, mais plutôt de faire appel à son imagination à partir du thème de la réunion. Des mots, des connexions, des idées : oui. Des plans, des projections, des tableaux, des budgets : non. On recherche de la créativité, pas du concret.
 
Évitez l’autocensure
 
Pour favoriser l’éclosion de propositions originales et créatives, restez spontané : notez ce qui vous passe par la tête, et n’ayez pas peur de sortir des sentiers battus. Le but est justement de mettre en valeur les propositions inédites et nouvelles, et partant de là, toutes les suggestions sont les bienvenues. N’essayez pas d’imaginer à l’avance ce que penseront les autres de vos idées, au risque de vous autocensurer et de passer à côté de jolies propositions.
 
N’ayez pas peur du jugement
 
La forme écrite qui dispense d’une prise de parole en public, réduit déjà de beaucoup la crainte du jugement. Mais le plus simple pour dépasser toutes les barrières liées au regard des autres reste encore de réaliser un brainwriting de manière anonyme. En proposant de déposer l’ensemble des feuilles dans une boîte, les personnes qui craignent le jugement d’autrui ou cherchent à se faire bien voir auront moins de mal à dépasser ces obstacles pour s’exprimer librement.

Les avantages

Le brainwriting a beaucoup d’avantages :
 
·        Très simple à expliquer, à animer et à réaliser
·         Gain de temps et de productivité,
·         Égalité et équité dans la production d'idées,
·        Atténuation des limitations de pensées grâce à l'anonymat
·        Limitation de l'effet de groupe ,
·        Émulation due aux idées multiples,
·        Créativité favorisée par le nombre et la diversité des idées produites

Les autres méthodes 

Brainwriting pool : la pioche

Chaque personne utilise des post-it pour noter des idées et répondre au problème posé. À chaque fois qu’un participant inscrit une idée sur un post-it, il le place au centre de la table. Chacun est alors libre de retirer des idées de la pioche pour s’en inspirer. On peut ainsi développer une idée, proposer des variantes ou des combinaisons d’idées, etc. C’est ce qui se rapproche le plus d’une version silencieuse du brainstorming classique.
 
Idea card method : la pile individuelle d’idées

Cette approche est une combinaison des deux premières. Dans cette version du brainwriting, chacun note des idées sur des post-it et fait une pile à sa droite. Cette pile est à la disposition de son voisin de table. Celui-ci consulte ensuite chaque post-it de cette pile pour s’en inspirer, une fois sa première salve de post-it remplie. À chaque fois qu’une idée du voisin de gauche est utilisée, on la transfère dans la pile à sa droite. L’idée circulera ainsi dans tout le groupe et pourra inspirer de nouvelles idées, elles aussi « injectées » dans le circuit d’idées.
On peut fixer plusieurs critères pour l’arrêt, comme un certain nombre d’idées ou le fait que chaque idée ait fait un tour complet.
 
Constrained brainwriting : les idées directrices

On reprend ici l’idée du brainwriting pool (la pioche), mais en orientant la génération d’idées. Pour ce faire, on prépare des feuilles à l’avance comportant des éléments permettant de cadrer le problème traité. Ceci permet de réduire le champ d’exploration. Il s’agira de préparer autant de feuilles que de participants, chacune d’entre elles comportant soit :
le problème assorti d’une contrainte particulière
une partie du problème (ou sous-problème).
Si on souhaite par exemple créer un nouveau site web pour son entreprise, on pourra indiquer sur chaque feuille une des contraintes à respecter : réalisation en un mois ; intégrer un espace communautaire ; le rendre personnalisable ; etc. A l’inverse, on peut découper le problème en sous-problèmes (partie fonctionnalités, partie design, etc.).
Avec cette version, le porteur du projet / le décisionnaire commence donc par mettre les feuilles de papier dans la pioche, au centre. Chaque membre du groupe se saisit ensuite d’une feuille, la lit et y inscrit sa ou ses idées. Quand il n’a plus rien à ajouter, il remet la feuille au centre, puis en prend une autre et réitère l’opération. On poursuit le travail sans discussions jusqu’à ce que tout le monde soit à court d’idées pour toutes les feuilles. Cette méthode est particulièrement utile quand un porteur de projet cherche à élargir sa réflexion grâce aux apports de personnes extérieures.

Conclusion

Les techniques pour générer des idées sont nombreuses. Mais pour qu’elles fonctionnent et qu’elles permettent à la créativité de s’épanouir, il faut les appliquer avec méthode. La brainstorming, outil le plus connu et le plus employé à travers le monde, est aussi très souvent mal utilisé. Et cela n’est pas surprenant : il nécessite d’être rigoureux et de développer une certaine expertise afin d’accompagner des groupes de manière efficace sur un projet.
Si vous avez du mal à mettre le brainstorming en œuvre, passez au brainwriting ! Il permet d’atteindre des résultats équivalents, plus facilement. Alors n’hésitez pas à tester une des versions du brainwriting présentées dans cet article pour que chaque membre de votre équipe puisse exprimer pleinement sa créativité !
 
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